dimanche 1 avril 2012

Viaje en Mollebamba

Hello les followers, encore un peu de nouveau dans ma contrée montagneuse baignée d'histoire Inca !


Dans le cadre du travail sur la gestion de l'eau, j'ai été invité à un voyage à destination de Juan Espinoza Medrano (oui, c'est un nom de ville) et plus précisément dans une de ses communautés : Mollebamba.
Pour s'y rendre, rien de plus simple ! Il suffit de suivre la route de Lima sur 300 km, puis de prendre une piste en terre dans les montagnes pendant 80 km.
Les 300 km de route se font plutôt bien, en 5h30 c'est fait. Étant un grand axe du pays, on peut dire que l'état de la route est bien, un peu comme nos nationales nationales (AHAH). Par contre, vu qu'elle parcourt une partie des Andes, la route est encaissée dans des vallées où ils ont bien dû faire exploser la montagne à coup de TNT, sans se foutre de la sécurité a posteriori sur la dite route. Ainsi, tous les 20 km on est obligé de passer sur la bas côté parce qu'un énorme éboulement à recouvert la quasi-totalité de la largeur de la route. Et encore mieux, au retour - soit deux jours plus tard - il faut faire de même, mais pour de nouveaux éboulements. Rassurant tout ça !

C'est ensuite qu'on arrive à la piste en montagne. D'une largeur d'une voiture en général, elle commence par grimper en lacets pour continuer sa route de vallée en vallée. Autant dire que quand on est en haut, la piste semble comme accrochée aux pentes et très souvent, on peut voir la rivière parcourant la vallée 500 mètres en contrebas, et la pente pour y aller est vraiment très abrupte. Autant dire que les premiers 20 km, j'ai mis ma ceinture et prié pour qu'une embardée ne nous envoie pas prendre un bain... Ce qui a bien fait rire mes compagnons de voyage ! Par contre ensuite, on se rend compte que le chauffeur doit être un cousin lointain de Sébastien Loeb et qu'il gère vraiment ! A partir de ce moment là, on se calme et on profite du paysage, en prenant de belles photos !


Ce qui est génial, c'est qu'en montant on voit très bien les différents étages de la végétation, on sent les différences de températures et quand on sort d'une vallée, la suivante peut avoir un paysage totalement qui ne ressemble pas du tout au précédent. Après le passage du col à 4 400 m d'altitude, on redescend tranquillement vers notre destination finale : Mollebamba.
Nous sommes restés là-bas une nuit, dans l'unique hôtel du village, pas un 5 étoiles du coup, mais ça suffisait bien. De toute façon, on avait pas vraiment le choix !

L'atelier s'est déroulé le lendemain. C'était un atelier participatif où l'on demandait aux agriculteurs ce qu'était la gestion intégrée de l'eau pour eux, les problèmes d'eau qu'ils rencontrent, etc. La ville a la particularité d'avoir une ressource en eau suffisante pour ses activités - ce qui n'est pas souvent le cas là où on travaille - puisque l'agriculture ne couvre pas une grande superficie et que le milieu est plutôt humide. Le fait est que la gestion de leurs déchets et eaux usées est catastrophique puisque tout est rejeté dans la rivière qui passe dans le village. Un autre aspect est qu'une mine est en train de s'installer sur les hauteurs, et qu'ils vont bientôt probablement se servir d'une bonne part dans l'eau qui revient aux habitants. Le but est alors, dans les mois qui viennent, de mettre en place le cadre légal de droit à l'utilisation de l'eau par le village. Comme il l'est souvent le cas au Pérou, l'utilisation des ressources tout comme l'utilisation des terres, les constructions d'habitations, etc. sont faits de manière informelle sans cadre juridique. Ainsi, il serait facile pour des grandes industries minières de s'approprier l'eau en se faisant faire une licence d'utilisation de l'eau à coup de dollars et de revendiquer leur droit d'autant plus que le village la "vole" à l'état péruvien.

Ce vendredi, nous avons organisé un atelier de formation des maires du bassin versant Hatunmayu, atelier dont j'ai déjà parlé dans un article précédent.
Levé à 5h30 à la demande de certains maires qui voulaient nous rencontrer tôt, et évidemment à 11h pas l'ombre d'un maire à l'horizon de la salle de réunion. Nous sommes donc rentrés bredouilles, plutôt en colère d'avoir organisé tout un atelier et de s'être levé aux aurores pour rien.
Une petite partie de la semaine prochaine devrait consister à aller les voir et leur passer une soufflante parce qu'ils nous prennent bien pour des cons ! Je suis impatient !

  PS : l'Australie est revenu à une visite derrière les USA ! A vous de jouer !

1 commentaire:

  1. T'as toujours pas réussi à refourguer ton blouson de motard à un péruvien dans la dech?!

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