dimanche 1 avril 2012

Viaje en Mollebamba

Hello les followers, encore un peu de nouveau dans ma contrée montagneuse baignée d'histoire Inca !


Dans le cadre du travail sur la gestion de l'eau, j'ai été invité à un voyage à destination de Juan Espinoza Medrano (oui, c'est un nom de ville) et plus précisément dans une de ses communautés : Mollebamba.
Pour s'y rendre, rien de plus simple ! Il suffit de suivre la route de Lima sur 300 km, puis de prendre une piste en terre dans les montagnes pendant 80 km.
Les 300 km de route se font plutôt bien, en 5h30 c'est fait. Étant un grand axe du pays, on peut dire que l'état de la route est bien, un peu comme nos nationales nationales (AHAH). Par contre, vu qu'elle parcourt une partie des Andes, la route est encaissée dans des vallées où ils ont bien dû faire exploser la montagne à coup de TNT, sans se foutre de la sécurité a posteriori sur la dite route. Ainsi, tous les 20 km on est obligé de passer sur la bas côté parce qu'un énorme éboulement à recouvert la quasi-totalité de la largeur de la route. Et encore mieux, au retour - soit deux jours plus tard - il faut faire de même, mais pour de nouveaux éboulements. Rassurant tout ça !

C'est ensuite qu'on arrive à la piste en montagne. D'une largeur d'une voiture en général, elle commence par grimper en lacets pour continuer sa route de vallée en vallée. Autant dire que quand on est en haut, la piste semble comme accrochée aux pentes et très souvent, on peut voir la rivière parcourant la vallée 500 mètres en contrebas, et la pente pour y aller est vraiment très abrupte. Autant dire que les premiers 20 km, j'ai mis ma ceinture et prié pour qu'une embardée ne nous envoie pas prendre un bain... Ce qui a bien fait rire mes compagnons de voyage ! Par contre ensuite, on se rend compte que le chauffeur doit être un cousin lointain de Sébastien Loeb et qu'il gère vraiment ! A partir de ce moment là, on se calme et on profite du paysage, en prenant de belles photos !


Ce qui est génial, c'est qu'en montant on voit très bien les différents étages de la végétation, on sent les différences de températures et quand on sort d'une vallée, la suivante peut avoir un paysage totalement qui ne ressemble pas du tout au précédent. Après le passage du col à 4 400 m d'altitude, on redescend tranquillement vers notre destination finale : Mollebamba.
Nous sommes restés là-bas une nuit, dans l'unique hôtel du village, pas un 5 étoiles du coup, mais ça suffisait bien. De toute façon, on avait pas vraiment le choix !

L'atelier s'est déroulé le lendemain. C'était un atelier participatif où l'on demandait aux agriculteurs ce qu'était la gestion intégrée de l'eau pour eux, les problèmes d'eau qu'ils rencontrent, etc. La ville a la particularité d'avoir une ressource en eau suffisante pour ses activités - ce qui n'est pas souvent le cas là où on travaille - puisque l'agriculture ne couvre pas une grande superficie et que le milieu est plutôt humide. Le fait est que la gestion de leurs déchets et eaux usées est catastrophique puisque tout est rejeté dans la rivière qui passe dans le village. Un autre aspect est qu'une mine est en train de s'installer sur les hauteurs, et qu'ils vont bientôt probablement se servir d'une bonne part dans l'eau qui revient aux habitants. Le but est alors, dans les mois qui viennent, de mettre en place le cadre légal de droit à l'utilisation de l'eau par le village. Comme il l'est souvent le cas au Pérou, l'utilisation des ressources tout comme l'utilisation des terres, les constructions d'habitations, etc. sont faits de manière informelle sans cadre juridique. Ainsi, il serait facile pour des grandes industries minières de s'approprier l'eau en se faisant faire une licence d'utilisation de l'eau à coup de dollars et de revendiquer leur droit d'autant plus que le village la "vole" à l'état péruvien.

Ce vendredi, nous avons organisé un atelier de formation des maires du bassin versant Hatunmayu, atelier dont j'ai déjà parlé dans un article précédent.
Levé à 5h30 à la demande de certains maires qui voulaient nous rencontrer tôt, et évidemment à 11h pas l'ombre d'un maire à l'horizon de la salle de réunion. Nous sommes donc rentrés bredouilles, plutôt en colère d'avoir organisé tout un atelier et de s'être levé aux aurores pour rien.
Une petite partie de la semaine prochaine devrait consister à aller les voir et leur passer une soufflante parce qu'ils nous prennent bien pour des cons ! Je suis impatient !

  PS : l'Australie est revenu à une visite derrière les USA ! A vous de jouer !

mercredi 21 mars 2012

Vida peruana 2

Après une petite période sans articles, on est reparti !

Tout d'abord, le plus chiant pour le début : le stage.
Je suis rentré dans ma phase de cartographie des cultures sur le bassin versant Hatunmayu. En 2 jours, j'avais déjà fait bien 30% de la surface des cultures, étant donné que la zone par laquelle je commençais - la pampa - est plane, très étendue et enclavée entre deux chaines de montagnes bien hautes et pentues, donc sans aucune culture. En plus, les routes longent tout ça, don il suffisait de prendre tranquillement points GPS le long de la route pour me localiser, de jeter quelques coups d'oeil aux jumelles et d'interroger quelques personnes pour s'assurer du type de culture. Il suffit de reporter les points GPS sur Google Earth et de tracer les zones, easy ! Pour ceux que ça intéresse : polyculture avec une majorité de maïs + un peu d'haba, de pommes de terre, d'avoine et d'orge avec des pâtures un peu partout. Du coup, je me suis un peu relâché niveau taff...

Le reste va être un peu plus "marrant" puisque situé dans un plateau un peu plus haut et plus escarpé. Mais je vais me bouger, et en une semaine ça sera plié ! (Chaque type de culture est plus ou moins rassemblé géographiquement, et comme mon travail est de rendre compte de l'utilisation globale des terres, ça prend pas non plus des années !)

J'espère ensuite passer le deuxième mois à enquêter auprès des agriculteurs pour comprendre les aspects économiques et les types de rotation, pour prévoir à 2 ou 3 ans l'assolement global. 
Puis la dernière phase (que j'essaie de faire plus ou moins dans la continuité) ; sortir une belle carte sous ArcGIS. Mais étant donné que le CBC ne possède pas de cartes des courbes de niveau (pour tracer les limites du bassin versant) et très peu de couches exploitables (pour ceux à qui ça parle !), il se peut que l'ordi passe par la fenêtre !

Passons maintenant à des choses un peu plus intéressantes (la première partie étant délibérément vouée à rassurer ma famille sur l'utilité de la césure, évidemment !) ; encore un peu de vie péruvienne.

S'est déroulé ces derniers jours le carnaval du CBC, avec un bon repas de carnaval impossible à finir, mais c'est normal m'a-t-on dit ! 
Au menu : une soupe (comme pour quasiment chaque repas péruvien) accompagné d'une énorme assiette contenant du porc, de l'agneau, du bœuf, du riz, du manioc, des pommes de terres, un épi de maïs, du chou, et j'en passe. Et a la fin du repas, il est de tradition que les convives se partagent une bouteille de digestif. Une bouteille de liqueur d'anis a donc circulé d'invité en invité, avec le verre qui va avec ; tout le monde boit dans le même verre.
Junsa dans une communauté agricole
S'en suit un danse traditionnelle ; le junsa. Le principe est simple ; tout le monde est en rond - en alternant homme/femme tant que possible -  en se tenant la main autour d'un arbre dans lequel sont accrochés des cadeaux. 
Un groupe joue de la musique, et la farandole tourne autour de l'arbre. Un hache est donnée à un premier couple, qui danse un peu proche de l'arbre puis chacun des deux donne 3-4 coups de hache, puis le couple choisit un autre couple dans la farandole, qui donne aussi des coups de hache, ainsi de suite... Le couple qui fait tomber l'arbre doit organiser le junsa l'année suivante. Tout ce manège peut bien durer 2 heures, et lorsque l'arbre tombe tout le monde se précipite pour prendre les cadeaux qui y sont accrochés. Après tout ça, on sort les bières et on discute ! 

Parlons maintenant d'une chose toute péruvienne (ou du moins sud-américaine) : les moyens de transports.
Comment se déplacer à Cusco ?!

Essayons le taxi ! 
Taxi cuzquénnien
Je dirais que 60% des voitures circulants à Cusco en sont. Ce sont souvent des petites bagnoles Suzuki, il y en a vraiment partout.
Une course coûte 3 soles généralement, quand la distance est raisonnable (disons 10 minutes de trajet), ensuite le prix augmente, sans réellement suivre une grille tarifaire. Le taxi possède un langage simple mais extrêmement complexe : le klaxon. Les coups de klaxons peuvent avoir de multiples significations :
" - Eh mec, une course ça t'intéresse ? "
" - Avance, connard ! " Généralement le klaxon est alors pressé tout le temps de l'embouteillage, ça peut durer 2-3 minutes. Quand 20 taxis s'y mettent, la symphonie est assez sympa |
" - Traverse pas devant moi ! J'm'en tape je m'arrête pas ! "
" - Eh poupée, como estas ?! "
" - Bon je bloque la rue là, alors tu montes dans ce taxi oui ou merde ?! "
Et bien d'autres...
Fun fact, les chauffeurs customisent leur klaxon, voire les sons de recul s'ils en ont. C'est d'ailleurs assez surprenant d'entendre la douce mélodie de la lambada version sonnerie de nokia 3310 en plein centre-ville !
Il y a aussi des taxis à la campagne, mais les courses sont un peu plus chères. Lorsque des villes sont peu desservies, un taxi peut vous y emmener avec d'autres personnes. On se rend compte alors qu'on tient facile à 10 dans une voiture, mais la course coûte 1 sole/personne du coup.

Un chino, aussi appelé "servicio rapido"
Prenons un chino !
Les chinos sont des vans de marque chinoise (d'où le nom) qui font office de transport en commun pour se déplacer dans la ville. Pour 0,70 sole, vous allez où vous voulez sur la ligne. Là est le problème ; il n'existe pas de cartes de lignes. Mais tout va bien ; à chaque arrêt un mec sort du van et gueule les principaux arrêts et la destination finale, en gros 20 mots à dire en 5 secondes pour attirer le plus de monde le plus rapidement. Quand on n'est pas bilingue, il faut tendre l'oreille et parfois laisser passer 2 ou 3 chinos avant d'être sûr de prendre le bon ! Avant chaque arrêt, le type indique son nom aux passagers. Si vous voulez descendre, gueulez "BAJA !" et payez le type qui vous ouvrira la porte, tout en gueulant aussi fort "BAJA ! BAJA ! BAJA !" pour vous inciter de manière très courtoise à vous bouger le cul pour que d'autres personnes montent rapidement.
Les chinos existent aussi à la campagne pour relier les différentes villes. Il vous en coûtera 1 à 1,20 soles selon la destination.

Et une moto-taxi alors ?!
On les trouve seulement en campagne. Ce sont des motos transformées avec une banquette installée à l'arrière et protégée de la plus par un petit habitacle en bâche. C'est lent, ça vibre, ça fait un vacarme monstre, et en plus c'est cher. Autant prendre un taxi au même prix !

PS : Lutte acharnée pour le nombre des consultations !

410      France         

73        États-Unis   

58        Pérou          

45        Australie

32        Allemagne

12        Canada

8          Chili

7          Royaume-Uni

6          Pays-Bas

6          Russie


Formidable remontée des USA sur l'Australie qui perd sa 3ème place! On pouvait s'y attendre, le duel s'annonçait sans pitié !
Une surprise : l'Allemagne se rapproche dangereusement de l'ennemi australien qui est vraiment dans une mauvaise phase ! Belchibre, t'as que ça à foutre ?! Guy Roux aussi ?!
Vraiment, c'est qui ce(tte) russe ?!



 

 


mercredi 29 février 2012

Un poco de la vida peruana

Le voilà enfin, cet article sur le mode de vie péruvien ! QUOI ?! Vous voulez savoir ce que j'ai fait la semaine dernière ?! Bon OK... mais je vais faire vite (genre !) !
Here it is finally, this article about the peruvian way of life ! WHAT ?! You want to know what I did last week ?! OK then... but I'll be quick (you bet !) !

Revolución, une variété de pomme de terre
En gros, là c'est la phase de préparation intensive pour démarrer la première phase du stage : la cartographie des assolements sur le bassin versant ! Évidemment, ici c'est un peu autre chose que notre mais (flemme de chercher le tréma sur mon qwerty, help please) - blé - colza - orge national. La journée du jeudi a donc été un crapahutage en règle dans les montagnes de Chinchero accompagné d'une autre étudiante faisant sa thèse au CBC, pour s'arrêter à chaque nouvelle culture pour que je puisse me les rentrer dans le crâne !
I'm now in the intensive preparation phase to start the first step of my training : map making of crops in the catchment basin ! Obviously, it's not like the french corn - wheat - canola - barley agricultural system down here. Therefore, my thursday consisted in a big hiking in the mountains of Chinchero with another student - doing her thesis at the CBC - and stop everytime we saw a new crop for me to put its name in my skull !
Casi, une autre variété
 S'en suit une petite pause le midi ('fin 15h plutôt) chez les parents de cette étudiante pour reprendre des forces et manger notre récolte (pommes de terres, mais et feuilles de colza). Une expérience encore une fois, puisque ces parents habitent une maison en briques de terre séchée, sans électricité (ou juste pour la lumière), avec un élevage de cochons d'Inde au beau milieu de la pièce principale servant de poubelle (restes de nourriture et épluchures, pas sacs plastiques et verre hein !), sol en terre battue, etc... Des gens très chaleureux et accueillants, et qui ont plaisir à faire découvrir les spécialités péruviennes à un gringo comme moi, plutôt rare en campagne il faut le dire.
Then, we've done a little break for lunch (at 3:00 pm actually) at her parents' to rest and eat our harvest (potatoes, corn and canola leaves). This was a good experience, because her parents live in a house made with dried clay bricks, without electricity (or just to light them), with a guinea pigs breed right in the middle of the main room and used as a trash (for food rests and peelings, not for plastic bags and glass !), with clay ground, etc... These people were very welcoming and had a real pleasure making discover peruvian specialities to the gringo I am, pretty rare in the countryside I have to admit.

Le lendemain, une réunion s'est tenue au Comité de gestion du micro bassin versant de Piuray-Ccorimarca, deux communautés du distritos de Chinchero. La problématique y était la suivante : se trouve dans ce village une lagune (petit lac) fournissant 46% de l'eau utilisée par Cuzco, et qui plus est par le centre-ville : hôtels, services touristiques, etc. alors que la moitié du village ne dispose même pas d'un système d'assainissement basique des eaux usées.
La stratégie pour remédier à ça est simple : faire payer à la fois les habitants du village et les usagers cuzquéniens pour récolter des fonds permettant de réaliser les travaux.
The following day, a meeting took place at the management Committee of the Piuray-Ccorimarca micro-catchment basin, two communities of the distritos of Chinchero. The problematic was the following : in this village there is a little lake supplying 46% of the water used by Cuzco, and specifically downtown Cuzco : hotels, touristic services, etc. whereas the half of the village doesn't even have a basic cleaning up system for dirty waters.  
The strategy to remedy that is simple : making pay the village population and the cuzquenian users to collect funds which will allow to make the earthworks.

Comment ? Par une participation d'une sole/mois/personne habitant le village, et une mini-taxe par m3 pour les cuzquéniens, de l'ordre de moins de 0,5% du prix.
Pourquoi les cuzquéniens paieraient-ils ? Premièrement parce que si l'agence de l'eau péruvienne autorise la parution d'un décret, ils y seront contraints, et deuxièmement parce que la mise en place de systèmes d'assainissement permettra aux eaux de la lagune d'être de meilleure qualité sanitaire, paramètre indispensable pour le développement du tourisme à Cuzco.
A noter à cette réunion l'absence des représentants de la communauté de Piuray, territoire sur lequel se trouve l'immense majorité de la lagune. L'entreprise de distribution d'eau donnerait à la communauté beaucoup d'argent pour utiliser l'eau...
How ? By a contribution of 1 sole/month/inhabitant of the village, and a little tax for cuzquenians, not much than 0,5% of the initial price. Why would cuzquenians pay ? First, because if the peruvian water agency allows the publication of a decree, they will be forced to, and secondly because the installation of the cleaning up system will restore the water quality, essential for the development of tourism in Cuzco.
Let's just say that at this meeting, there weren't any representative of the community of Piuray, territory where there is the extreme majority of the lake. The water company would give to the community a lot of money to use their water... 

Autre événement, ce mardi a eu lieu un atelier de formation des maires et dirigeants des communes du bassin versant, atelier pour lequel nous avons distribué des documents pendant une semaine avec Juan Victor. Il visait à montrer aux participants l'importance d'une bonne gestion de l'eau - indispensable au développement économique de la région - et du travail effectué et qu'il reste à faire pour mener à terme le projet "Agua y Territorio". Un peu rageant pour les ingénieurs du CBC qui ont organisé tout ça de constater que seulement 5 des 8 distritos étaient représentés, dont un seul maire... Et que la réunion devait commencer à 9h30, mais ne débuta qu'à 10h30... La ponctualité n'est pas le fort des péruviens, et ça énerve parfois, surtout quand c'est une étape clé du projet.
La raison de ce désintérêt ? Apparemment, les maires s'intéressent plus à des projets, disons, "bétonnés" : routes, constructions d'écoles, etc. L'action serait plus visible par l'électorat et ce type de projet draine beaucoup plus d'argent que ceux liés à l'eau, donc plus propices pour se servir au passage...
Another event, this tuesday took place a training session for distritos mayors and leaders, session for which we distributed documents for one week with Juan Victor. This session had as goal to show them how water management is important - essential to the economical development of the region - and what work has been done and must still be done to bring the project "Agua y Territorio" to its fruition. A bit infuriating for the engineers who organized all that meeting to notice that only 5 out of the 8 distritos were represented, with only one mayor... Et that the meeting was supposed to begin at 9:30 am, but actually began only at 10:30 am... Ponctuality isn't a peruvian thing, and it can make you be in a hassle sometimes, specially when it's a turnkey step of the project.  
Why this lack of interest ? Apparently, mayors have more interests in the kind of construction projects : roads, schools, etc. Their action woulb be more obvious for the voters and construction projects use way more money than the ones related to water, therefore they are better to misappropriate some money...

Venons-en à ce qui fait entièrement parti du mode de vie des péruviens (autre que le poncho, flûte de pan et autres bonnets) : la corruption et le "pendejo".
Lors du trajet de retour vers Cuzco, nous avons eu cette discussion avec un des ingénieurs du CBC. Il est estimé qu'au Pérou, au moins 10% des fonds alloués pour des projets de construction partent dans la poche de corrompus. C'est-à-dire n'importe quel projet, de n'importe quelle taille. Vous vous faites construire votre maison, vous achetez un terrain et devez obtenir un permis de construire ; au moins 10% du prix du terrain s'évapore dans l'administration, probablement au profit du responsable de l'urbanisme. Une rue en terre sur laquelle une route va se construire, 10% dans la proche du maire. Un collège dans un village de campagne, 10% pour le maire et 10% pour le recteur d'académie.
Elle a également lieu a plus petite échelle, pour des petits délits de la route ou pour faire accélérer des démarches administratives, très lentes. Hop, un petit billet de 10 ou 20 soles, et le cas est réglé.

Le "pendejo", c'est le fait de profiter de personnes pour accélérer une carrière, ou alors le fait d'arnaquer. Un exemple qui m'a été donné : en connaissant les bonnes personnes, il est tout à fait possible de devenir prof d'université, sans aucune compétence ! La manière pour y arriver - selon les dires de mon interlocuteur - est de jouer au foot, jouer de la guitare et aimer aller au bar, la meilleure façon pour se faire un réseau au Pérou ! Et arrivé à 45-50 ans, un ami prof à l'université te propose un joli poste de prof d'économie, sans que tu n'aies aucune qualification et ta seule aide étant un livre d'éco que tous les étudiants auront, donc si tu te plantes, c'est pas tellement grave, ils n'auront qu'à le lire et à se démerder. 
Un autre exemple de "pendejo" : une péruvienne qui m'a gentiment demandé de payer 50 soles un repas qui en coûtait...3 ! LA BLAGUE ! Bon, vu qu'elle a vite compris que je me rendais compte qu'elle se foutait de ma gueule, et elle m'a sorti le vrai prix toute penaude...

Le "pendejo" et la corruption sont partout, tellement qu'il n'est pas dangereux d'y avoir recours. Tout le monde le sait, tout le monde le pratique, il y a très peu de sanctions et il n'est pas normal de refuser de filer un petit billet à un policier pour éviter de se faire enlever sa voiture. Mais il y a de l'espoir ! Apparemment, les nouvelles générations sont de plus en plus hermétiques à ce genre de pratique, et il y aurait de quoi être optimiste pour les décennies à venir.
Bien heureusement, il n'y a pas beaucoup de violences liées à ces pratiques. Mais imaginez tout ce qui pourrait être fait avec ces 10%... Au final, l'individu croit en profiter parce que de temps en temps ça peut arrondir les fins de mois (bon, et parfois plus que ça) mais la société péruvienne dans son ensemble y perd considérablement.

Et pour conclure plus joyeusement, un petit point sur les visites du blog ! Dont voici le top 10 :

France 317

Pérou 44

Australie 29

États-Unis 26

Allemagne 16

Canada 8

Chili 8

Royaume-Uni 6

Russie 6

Polynésie française 4


Merci aux compatriotes all around the world de me suivre ! Bon pour le Pérou, chiffre erroné vous vous en doutez, ce sont juste mes propres connexions !
Mais par contre, qui sont les allemands ?! (Belchibre t'y es pas encore pourtant !)
Qui est ce(s) russe(s) ?! Et qui est ce(tte) polynésien(ne) ?!

Gracias los amigos !

PS : Si vous voulez, vous pourrez lire d'autres articles sur cowecritunblogsurleperou.com et vous pouvez rejoindre ma page facebook et mes autres nombreux fans en cliquant ici ! ----------­»

Vous êtes triple cool ! AHAHAHAH.... Awesome !

"Psssssst Pontoise, viens ici !"



mardi 21 février 2012

"Je dors toutes les nuits dans mon lit"

Bon, finalement on va laisser tomber les articles "présentation du CBC" et "la vie péruvienne" pour quelque chose de plus désorganisé, mais donc plus spontané, un peu dans le genre de l'extraordinaire émission "J'irai dormir chez vous", mais en mieux ! M'voyez ?!
Trêve de fanfaronnades, je vais plutôt aborder ce qui me vient à l'esprit, comme ça me vient, à propos du stage et de choses qui me sembleraient importantes/divertissantes/insolites à raconter, à toi, public.
OK, finally I'm giving up about the articles "presentation of the CBC" and "the peruvian life" and I'll do something more desorganized, so more spontaneous, a bit like an extraordinary TV show about travels and cultures, but in better !
More seriously, I'll rather deal with what comes to my mind, how it comes, about the training and things that would seem important/entertaining/unusual to say, to you, followers.

Commençons par le stage !
Encore un peu plus d'informations sont arrivées à mes oreilles attentives et avides de tout ce qui pourrait me permettre d'accomplir ma tâche le plus efficacement possible ! Avec mon maître de stage, nous avons déterminé plus précisément mon plan de travail. Les 4 mois de travail effectif sur mon sujet sont maintenant divisés de la manière suivante :
Let's begin with the training !
A little more indications came to my overattentives ears wanting anything what could allow me to accomplish my task the most efficiently I can ! With my tutor, we have defined more precisely my work plan. The 4 working months about my project are now divided in the following way :
  • Mars et avril : rencontres avec les agriculteurs des 8 "distritos" sur lesquels je vais travailler (oui, 3 de plus de ce que j'avais dit dans l'article précédent) en vue de connaître leurs pratiques agricoles et l'utilisation de l'irrigation + cartographie du bassin versant à l'aide d'un GPS pour représenter les différents types de culture s'y trouvant.
    Du coup, une sortie est prévue pour que je puisse reconnaître les cultures péruviennes (seulement pommes de terres et mais en commun avec nous, et bien 50 autres types de cultures qui sont rencontrées fréquemment, et bien différentes des nôtres).
    March and april : meetings with the farmers of the 8 "distritos" where I'll work (yeah, 3 more than I have said in the previous article) in order to know their agricultural practices et their use of irrigation + doing a cartography of the catchment basin with a GPS to represent the different types of crops that there is over there.
    Consequently, an outing is planned to make me recognize the peruvian crops (only potatoes and corn are in common with us, and there are at leat 50 other crops you can frequently see here, different form the ours).
  • Mai et juin : rencontres également avec les agriculteurs, mais cette fois-ci en condition de sécheresse pour savoir les problèmes qu'ils rencontrent et les impacts qu'ils ont, pour pouvoir proposer des pistes dans la manière de gérer la ressource hydrique sur le bassin versant dans les années à venir.
    May and june : also meetings with the farmers, but in drought conditions to know what kind of problem they meet and the impacts they have, to suggest some leads in the way they should manage the water in the future.
Mine de rien, quand j'ai appris que j'allais devoir faire un bilan agronomique pur et dur, ça m'a quand même bien motivé. Moi qui commençais à pencher de plus en plus vers IDEA, voilà que PISTv refait surface ! Affaire à suivre...

Continuons par un résumé de la semaine dernière !
Entre lectures et autres déplacements à la campagne (en voiture avec mon maître de stage cette fois, plus pratique !), rien de bien différent de la semaine précédente. Nos déplacements étaient également liés à l'organisation de l'atelier avec les maires du bassin versant, mais plus au niveau logistique (trouver une salle équipée, un service de restauration pour le midi, etc.). J'ai également rencontré quelques élus locaux, histoire qu'on me connaisse quand je viens demander quelques renseignements et qu'ils sachent sur quoi je vais travailler.
Let's continue with a summary of last week !
With readings and outings in the countryside (in car with my tutor this time, more practical !), nothing really different from the previous week. Our outings were also related to the organization pf the workshop with the mayors of the cachment basin, but more in a logistical way (finding an provided room, something to eat for lunch, etc.). I also met several local representatives, for them to know me when I come to ask some indications and to know about what I gonna work on.

Vendredi, déplacement à l'université où étudie Juan Victor et où mon maître de stage est aussi prof. Me voilà donc embarqué dans une salle de classe à assister à un débriefing/cours sur les problèmes rencontrés dans différents types d'élevages (vaches laitières et allaitantes, cervidés, ovins, poulets et cochons d'Inde).
Petite anecdote, le prof demandait comment réduire le taux de mammites des vaches. Ils répondaient tous à grand renfort de traitement antibiotiques, comme le prof d'ailleurs (qui n'était pas mon maître de stage, je précise !). Il suffit de voir l'état de l'étable - une bonne couche homogène de 40 cm de merde bien humide, sans paille - pour avoir des pistes de réponses !
On Friday, I've been to the university where Juan Victor studies and where my tutor is also teacher. They made me assist to a class where there was a debriefing/course about the issues they could meet in different types of breeding (dairy and suckler cows, cervidaes, ovines, chicken and Guinea pigs).
 Mais revenons au but principal de ma venue à l'université : un match de foot avec les étudiants après leurs cours ! Eh bien comme la dernière fois ! Pendant la première demi-heure, on a l'impression d'être en bout de course à chaque petite accélération. Assez dur de jouer comme ça, mais on peut se défendre. Après ce laps de temps, c'est plus la peine... essoufflements, fringales comme les cyclistes, même plus capable de faire une passe correctement s'il faut pousser le ballon un peu loin. Désolé, j'ai fait ce que j'ai pu, mais je pense pas que la France ait été représentée de la meilleure manière qui soit !  
But we have to come back to the real purpose on my visit to the university : a soccer game with the others students after their classes ! And it was like the last time ! During the first half-hour, I felt breathless for any little acceleration. After this period of time, it's useless... constant breathlessness, loss of energy as racing cyclists have, not even able to do a correct pass if the ball has to go a bit far. Sorry, I did what I could, but I don't think I represented France in the best way it was possible !

Petit "cocorico" tout de même, j'ai rencontré mes premiers français ce week-end ! Il s'est alors imposé une petite sortie dans un bar avec live par un groupe péruvien dont le chanteur style surfeur essayait de chanter en anglais, très gros moment !
Little "cock-a-doodle-do"(ahah), I've met the first french guys this weekend ! So we had to go out in a bar with live by a peruvian group with a serfer-like singer trying to sing in english, an awesome moment !

dimanche 12 février 2012

Segunda semana : descubrimiento de la cuenca !

Après une semaine de lectures diverses sur la gestion de l'eau en Amérique du Sud,  nous voilà partis Juan Victor (un étudiant péruvien qui travaille au CBC) et moi dans le bassin versant. Notre mission, si nous l'acceptons : remettre à 5 mairies des papiers sur l'organisation d'un atelier qui va permettre aux maires de connaître les droits et lois qui protègent les municipalités vis-à-vis de l'accès à l'eau potable et non potable ainsi qu'au réseau d'assainissement. Mission secondaire : me faire découvrir le territoire sur lequel je vais travailler les 6 prochains mois !
After a week of some readings about water management in South America, Juan Victor (a peruvian student working at the CBC) and me went in the catchment basin. Our mission, if we accept it : giving to 5 town halls some papers about the organization of a workshop which will allow mayors to know the rights and laws which protect municipalities about the acces of potable and non potable water and to the decontamination system. Secondary mission : making me discover the territory I'll be working on the next 6 months !

Les 5 villages participants (Poroy, Anta, Zurite, Huarocondo et Ancahuasi), dans le bassin versant d'Ancahuasi



En direction de Zurite

Pour y aller, rien de plus simple ! Un bus de Cusco à Anta en passant par Poroy (et quand je dis bus, comprendre vieux tas de ferrailles à taille péruvienne qui doit pas aller à plus de 60 km/h en descente, ce qui est rassurant vu les virages...!) pendant 45 min, puis de Anta à Ancahuasi une bonne demi-heure en van à taille d'enfant péruvien reconverti en mini-bus. Pour aller à Zurite et Huarocondo, il faut à chaque fois revenir à Anta, pour y prendre un autre mini-bus ou taxi (on y rentre à 8 facile !), respectivement. Ou alors on marche un peu, et c'est pas mal aussi !
Going there, nothing is easier ! Just have to take a bus from Cusco to Anta, passing by Poroy (and by saying bus, I mean an old hunk of metal designed for peruvians which doesn't go faster than 60 km/h down a hill, what is pretty reassuring given the sharps bends...!) during 45 min, and then from Anta to Ancahuasi in a van converted in a minibus designed for peruvian children during 30 min. To go to Zurite or Huarocondo,we need to go back to Anta and then take another minibus or taxi (8 people fit into it, easily !), respectively. Or we can walk a bit, what is pretty cool as well !

Il nous a quand même fallu 4 jours pour remettre et les documents et les récupérer, et encore on n'a pas tout ! Apparemment, ça ne sert à rien de les appeler avant pour savoir s'ils sont disponibles, parce qu'on nous demandera toujours de venir, en nous assurant que tout est en ordre. Du coup, on y va à chaque fois, ne serait-ce que pour leur mettre un peu la pression !
Mais ça a du bon, puisque j'ai encore découvert des spécialités culinaires dans ces différents villages  !
We needed 4 days to give all the documents and have them back, and we don't even have everything ! Apparently, it's useless to call them before to know if the papers are available, because they will always ask us to come, saying that everything's OK. So we go there everytime, just to put pressure on them !
But all this got an advantage, because I discovered other speciality dishes in those different villages !
- Le ceviche : poisson mariné dans du citron, servi avec beaucoup d'oignons crus et de mais cuit bien croustillant. Très bon et très frais ! Fish pickled in lemon, served with a lot of raw onions and cooked and crispy corn. Very good an refreshing !
- Le lechon : faon de 3 mois cuit pendant des heures à la broche, servi avec du tamale (mais écrasé sucré ou salé, servi dans la feuille de l'épi). Bon plat de carnivore qui se mange avec les mains ! 3-month-old fawn spit-roasted for hours, served with tamale (salted or sweet smashed corn, served into the ear leaf). Good recipe for carnivores to eat with your hands !
- Le chicharron : morceaux de porc et patates fris, servis avec des oignons crus, du mais et des feuilles de menthe (qui faciliteraient la digestion). Plat assez... lourd ! Fried pork pieces and potatoes, served with raw onions, corn and mint leaves (what would facilitate digestion). Recipe pretty...rich !

Et aussi quelques festivités !
Le mardi, Zurite fêtait les 32 ans de la communauté San Nicolas de Blas (qui s'est installée après la réforme agraire en virant les riches descendants d'espagnols propriétaires d'haciendas) avec, entre autres, un match de football opposant les habitants à ceux qui se sont exilés à Cusco, pour travail, études, etc... (ils appartiennent bien sûr toujours à cette communauté). Et le directeur du CBC qui appartient à cette communauté, m'a quasi obligé à jouer avec l'équipe de Cusco ! Me voilà en short et avec le maillot du Werber Bremen, opposé avec mes 10 coéquipiers cusquéiens aux habitants de Zurite, arborant fièrement le maillot du FC Barcelona ! Eh ben à 3500m d'altitude, on sent qu'il y a moins d'oxygène ! Je sors donc à la mi-temps, sur les rotules, après avoir délivré une passe décisive qui nous fait mener 1-0 ! Résultat final ; 2-1 pour Zurite. Je dis ça, je dis rien !
And some celebrations as well !
On tuesday, Zurite celebrated the 32 years of the San Nicolas de Blas community (which settled there after the land reform by throwing out the spanish owners of haciendas' rich descendants) with, amongst others, a soccer game between the inhabitants and those who left to Cusco for work, studies, etc..(they still belong to that community, of course). And the director of the CBC - who belongs to the community - almost forced me to play with the Cusco team ! So, here I am dressed with a short and the Werder Bremen jersey, pited with my 10 cusqueans team-mates against the inhabitants of Zurite dressed with the FC Barlecona jersey ! And at 3500m of high, I can tell that you fell there is less oxygen ! So I go out of the field at the half-time, completely sore, after having delivered a decisive pass which allows us to lead 1-0 ! Final score : 2-1 for Zurite. Just sayin' !

Le jeudi, Anta fêtait son Saint (je vois venir les jeux de mots subtiles !). Chaque village à un Saint qu'il fête chaque année. C'est pourquoi des vieilles dames du village m'ont gentiment offert un bon chocolat chaud et m'ont foutu du talc violet sur la tronche et dans les cheveux, ainsi qu'à tous les gens rentrant dans la mairie ! 
On thursday, Anta celebrated its Saint. Every village got its one which is celebrated every year. That's why old ladies kindly offered me a good hot chocolate and put some purple talc through my face and hair, and to the other ones coming in the town hall too !

Et en occupation ce week-end ? Pas grand chose à vrai dire... Merci à l'arbitre de France-Irlande d'avoir reporté le match !
And what to do this weekend ? Not so much I have to say... Thanks to the referee of France-Irland for having postponed the game !

La suite la semaine prochaine, avec cette fois-ci je le promets, une présentation du CBC et du mode de vie péruvien !
See you next week, with this time I swear, a presentation of the CBC and the peruvian way of life !



dimanche 5 février 2012

Balance de la primera semana

Après avoir passé le premier week-end à visiter tranquillement la ville Inca par excellence, il a bien fallu que j'aille bosser un peu !
After having spent the first week end quietly visiting the Inca city, it was unfortunately time to go to work !
Premier jour plutôt tranquille, puisqu'on me demande de me rendre au Centro à 15h30 pour rencontrer la personne en charge de l'équipe dans laquelle je vais travailler. Premier contact qui se passe très bien, et durant lequel j'apprends que je vais rester les 6 mois à Cusco, alors qu'il était convenu que j'aille à Arequipa ou Puno ! Génial ! La ville est super et animée, une très bonne nouvelle !
The first day was pretty quiet, due to the fact I had to go there for 3:30 pm to meet the person in  charge of the team I gonna work with. The first contact went well, and I learnt that I gonna stay in Cusco, whereas I was supposed to move to Arequipa or Puno ! Awesome ! The city is great and animated, what a good new !
Le stage a l'air bien plus cadré que celui que j'ai eu au Canada, et planifié en concertation avec les autres membres de l'équipe "Agua y Territorio" dans laquelle je suis. Mon stage va être découper en 3 parties :
The training seems to be way more supervised that the one in Canada, and planified in consultation with the members of the "Agua y Territorio" team. My training will be divided in 3 steps :
  • Premier mois : Acquisition de connaissances sur le sujet par de la lecture et des sorties sur le terrain pour voir la réalité du problème, avec en conclusion une "participation observative" à une formation octroyée par le CBC à des maires de la région sur les lois et droits des municipalités pour l'utilisation de l'eau.
    First month : Getting all the necessary knowlegde by reading and going on the field in order to see the reality of the issue, ending with a "observative participation" to a little training given by the CBC to mayors of the area about municipalities water using's rights and laws.
  • Deuxième au cinquième mois : Définition de mon sujet et de mon plan de travail dans les 2 premières semaines, puis mise en place de celui-ci et travail à proprement parlé.
    From second to fifth month : Defining of my project and work plan within the 2 firts weeks, then setting it up and working on it.
  • Dernier mois : Ecriture du/des rapport(s) à remettre au CBC et à l'Agro. (Ce qui pourrait me permettre de rentrer en France sans plus rien avoir à faire, plutôt appréciable !)
    Last month : Writing of the report(s) for the CBC and my school. (What could allow me to go back in France without having anything left to do, pretty enjoyable !)
La chambre
Le salon
Sachant que je resterai à Cusco, je me mets donc à la recherche d'une chambre pour éviter d'avoir à payer l'hôtel trop longtemps. BIM, BAM, YEAH, FLEX : en une matinée et avec l'aide d'un collègue du CBC, c'est plié ! On a trouvé une chambre dans une maison péruvienne jolie et propre à 15 min à pied du CBC et du centre-ville ! Pour S./ 450/mois (127euros) électricité et eau inclus, accès à la tv avec cable, micro-ondes, frigo, eau chaude 24/7 (du luxe au Pérou !), cuisine, internet WIFI et pour S./ 20 de plus, utilisation de la gazinière (et oui, faut payer la bonbonne !). Deux autres chambres sont disponibles, une pour 1 personne et une autre très grande, pour 2/3 personnes. Ayant répondu à l'annonce le jour de sa sortie, j'attends d'avoir de nouveaux collocs, ce qui devrait se faire dans les 2 prochaines semaines !
Knowing I will stay in Cusco, I began to seek a room to avoid still having to pay the hotel where I crushed. BIM, BAM, YEAH, FLEX : just needed a morning to do that, with the help of a colleague for CBC ! We found a room in a nice and clean peruvian house, 15 min walk from the CBC and downtown ! For S./ 450 a month (127euros) electricity and water, tv with cable, microwave, fridge, warm water 24/7 (with is luxury in Perù !), kitchen, WIFI internet et for S./ 20 more, I can use the gas elements to cook (yeah, I have to participate in the gas price !). Two other rooms are available, one for 1 person and a big one for 2/3 persons. As I answered to the announcement the first day it was published, I'm waiting for roommates, who should move in within the next two weeks !
La recherche ayant été couronnée d'un franc succès, on s'est accordé un bon repas dans un resto péruvien : soupe + plat + jus + salade de fruits = S./5 ! Pas cher, et dans un resto super propre, pas comme sur le marché ! Puis bon pour digérer, pourquoi ne pas aller dans une salle de jeux histoire de se faire un petit PES pour S./ 2 de l'heure ?!
The seeking having been a full success, we decided to go eat a good lunch in a peruvian restaurant : soup + plate + juice + fruit salad = S./ 5 ! Cheap, and in a very clean restaurant, not like where I've been in the market ! And then to have a good digestion, why not going in a playroom to play soccer game for S./ 2 an hour ?!

Le week-end arrive, comment vais-je m'occuper ?! Eh, le pub irlandais (pas le même que l'autre !) de la Plaza de Armas retransmet France/Italie et Ecosse/Angleterre le samedi ! Aller !
Et quel pub, super ambiance ! Super facile d'y faire des rencontres, mais à mon grand dam, pas de français !
The week end arrives, what am I gonna do ?! Eh, the irish pub (not the same one !) on la Plaza de Armas broadcasts France vs Italy and Scotland vs England this saturday ! Let's go !
And what an awesome ambiance in that pub ! Very easy to meet people, but unfortunately, no other french !
Eh, quand même !
Durant les 6h30 passés là-bas (oui, je me la suis un peu joué à la Shank, c'est vrai !), j'y ai rencontré 
- un suédois super chiant.
- un gardien de prison norvégien hilarant.
- un maçon finlandais qui, ne pouvant pas bosser l'hiver vu les températures là-bas, s'accorde des voyages de 3 mois un peu partout. A vécu une bagarre dans un bar au Brésil, et selon lui "ils s'envoyaient n'importe quoi sur la gueule, même des chiens !".
- des canadiens super cools du New Brunswick et d'Alberta.
- un retraité anglais qui adore lire ce qu'il y a écrit sur les t-shirts des gens.
- un groupe de gallois avec qui on a retracé la coupe du monde, le carton rouge, l'incroyable équipe du Pays de Galles. Selon eux, " la France méritait de gagner la finale !". C'est pas moi qui l'ai dit ! Bon bah vu qu'ils étaient sympas, je suis allé voir Pays de Galles/Irelande le dimanche matin avec eux !
- un australien qui a essayé de me convaincre que le football australien est le meilleur sport du monde.
Whilst the 6h30 I spent there, I've met :
- a swedish guy very boring.
- a hilarious norvegian prison officer.
- a finnish construction worker who - due to the cold temperature in winter he cannot work - grants 3 months travels all over the world to himself. Has lived a fight in a bar in Brazil, and according to him "they threw on each other's face whatever they found, even dogs !"
- awesome canadian guys from New Brunswick (yeah Manny !) and Alberta.
- a retired english guy who loved to read what is written on people's shirts.
- a bench of welsh people, with who we made the rugby world cup again, the red card, the unbelievable Wales team. Among then, " France deserved to win the final !". I haven't said it ! And as they were cool, I've been to watch Wales vs Ireland the sunday morning with them !
- an australian guy trying to convince me that australian football is the best sport in the world.


Un week-end riche en rencontres, qui va probablement se répéter dans les 5 prochaines semaines, jusqu'à la fin des 6 nations !
A very rich week end, which will probably repeat the next five weeks, until the end of 6 nations !

Articles à venir : la vie péruvienne et présentation du CBC et une idée plus précise du travail que j'aurai à y faire.
Coming soon : the peruvian life and a presentation of the CBC and a more precised idea of the work I will have to do.



lundi 30 janvier 2012

Primeros dias en Cusco 2

Nous voici à l'aube du deuxième jour ! Enfin aube... plutôt aux alentours de 9h30 pour aller prendre un bon petit déjeuner et flâner un peu avant de repartir à la découverte de la ville !
Here we are at the dawn of the second day ! By dawn I mean... rather around 9.30 am to have a good breakfast and hang out a bit before leaving to discover the city !

Patio du couvent de Santo Domingo
Comme prévu, je vais visiter Qorikancha sur la Avenida del Sol. En quechua, la traduction littérale est "enceinte de l'or". Qorikancha était le centre du royaume Inca - qui couvrait le Pérou, une grosse partie de la Bolivie, le nord-ouest de l'Argentine et le nord du Chili - et le lieu de toutes les cérémonies des souverains Incas : le Temple du Soleil. Tout y était paré d'or ou d'argent, voire incrusté de pierres précieuses. 
As planned, I visited Qorikancha on la Avenida del Sol. In the quechua lenguage, Qorikancha means "compound of gold". It was the centre of the Inca kingdom - which included Perù, a big part of Bolivia, the north-west of Argentina and the north of Chile - and the place where all the Inca sovereignes' ceremonies were celebrated : the Temple of the Sun. Everything there were adorned with gold or silver, and sometimes encrusted with precious stones.

A l'invasion espagnole, il fût pillé et détruit. Les colons se servirent ensuite de ses fondations et vestiges pour y construire un couvent : l'église de Santo Domingo, qui existe encore à ce jour. Par conséquent, la visite est plus axée sur la colonisation espagnole et l'utilisation du couvent pour l'évangélisation grâce aux missionnaires et aux œuvres d'arts relatant la Bible.
On y voit quelques vestiges Incas conservés, des centaines de tableaux religieux et le grand patio du couvent. 
When the spanish invasion occured, Qorikancha was pillaged and destroyed. The colonists then used its foundations and relics to built a convent : the Santo Domingo church, which still exists. Consequently, the visit is more based on the spanish colonization and the way they used the convent for evangelism, thanks to the missionaries and paintings describing the Bible.
What we can see there are Inca relics well preserved, hundreds of religious paintings and the big patio.

Le marché San Pedro
Je vais ensuite manger un bout au marché San Pedro, à quelques minutes à pied de la Plaza de Armas. Autant dire que c'est une expérience ! Le marché est divisé en zones pour chaque type de marchandise vendue : jus de fruits, fruits et légumes, vêtements, viandes et un coin restauration. C'est un gros bordel sans nom, avec des odeurs indescriptibles (bonnes et mauvaises !). Quand on est dans la zone fruits, ça sent bon la mangue, la papaye et tout autres fruits exotiques ! Après dans la zone viandes, c'est autre chose ! Evidemment, il n'y a pas de frigos donc la viande est posée sur les étales, avec les mouches qui volent autour, et derrière la péruvienne qui découpe sa viande à la hache ! 
Then, I went to eat at the market San Pedro, to a walking time from la Plaza de Armas. That's an experience ! The marked is divided in different areas, depending what is sold : fruit juices, fruits and vegetables, clothes, meats and an area where you can eat. That's a huge mess in there, with undescribable smells (in the good and the bad way !). When you are in the fruits area, it smells good mango, papaya and others exotic fruits ! But in the meats area, that's different ! Obviously, there aren't fridges so the meat is just put on the slacks, with flies flying around, and behind this the peruvian girl cutting up the meat with an axe !
Puis direction le coin restauration où il y a de tout ; des bouibouis avec des enseignes genre fast food, des bouibouis spécialisés poulet, bœuf ou soupes. Je m'arrête à un petit truc, attiré par la cuisinière qui crie "Amigo ! Menu completo, 3 soles !". Je m'assois à côté des péruviens qui mangent déjà, entassés sur une petite table, et qui me regardent un peu perplexe ! Une soupe aux légumes et un plat poulet, patates, riz avec sauce aux légumes pour 0,75 euro, je prends !
And after,I went to eat in the eating zone where there is everything : dingies fast food-likes, dingies specialized in chicken, beef or soups. I stopped in a little one, attracted by the cook yelling "Amigo ! Menu completo, 3 soles !". So I sat there, beside peruvians who were already eating packed on a little table, and who stared at me, pretty perplexed ! A vegetable soup plus a course with ckicken, potatoes, rice with vegetable sauce for 0.75 euro, sure I take it ! 

Et pour finir la journée, un bon burger et une bonne bière péruvienne dans un pub anglais de la Plaza de Armas, tenu par... des péruviens !
And for the end of the day, let's eat a good burger and drink a good peruvian beer in an english pub on la Plaza de Armas, pub owned by... peruvians !

samedi 28 janvier 2012

Primeros dias en Cusco 1

Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, me voilà au pays des Incas (si muy bien!), après un voyage de 24 heures par delà montagnes et océans, lamas et autres alpagas.
My friends, here I am in Inca's country (si muy bien!), after having spent 24 hours in a travel beyond moutains and oceans, lamas and alpagas.

Après avoir pris mes quartiers a la Casa Campesina - hôtel appartenant à l'organisme pour lequel je vais travailler (el Centro Bartolomé de las Casas) - et ne ressentant aucun signe du sorroche (mal des hauteurs), je décide de faire une petite escapade a la Plaza de Armas à même pas 2 minutes, et d'ensuite me balader là où le vent et mon envie me porteront.
After having settled in la Casa Campesina - the hotel owned by the organism for whom I gonna work (el Centro Bartolomé de las Casas) - and without feeling sick because of the sorroche (mountains sickness because of the high), I decided to have a walk to la Plaza de Armas situated 2 minutes away, and then wander where the wind and my mind will bring me.

Bon, bah on peut dire que ça en jette ! Des églises en veux-tu en voilà, héritage de la colonisation espagnole et de l'évangélisation, des bâtiments plus beaux les uns que les autres (sûrement parce que The North Face et autres enseignes se plaçant sur le marché du trek se les sont appropriés et les ont restaurés à la péruvienne, mais ça c'est une autre histoire !). Le centre de la place est sympa, de la pelouse, une belle fontaine, des bancs, ça donne envie d'aller s'y poser pour lire un livre tranquillement... sauf qu'avec ma gueule d'européen, il se passe pas 3 minutes sans qu'on essaie de me vendre un truc !
OK, eye fracture ! Churches wherever you want, inheritance from the spanish colonization and evangelism, buildings more beautiful that the one just beside them (probably because The North Face and others mountain brands got them and reestablished them in the peruvian way, but that's another story!). The center of the place is nice, there is grass, a beautiful fountain, benches, it makes you want to go there and read a book quietly... except that with my european face, there aren't 3 minutes without someone trying to sell me some stuffs !

La cathédrale de la Plaza de Armas
Eh oui, Cusco étant tout proche du Macchu Picchu est une destination incontournable des touristes du monde entier, avec toute l'activité qui va autour ! Il y a pas mal de backpackers dont l'itinéraire de traversée d'Amérique du Sud passe par ici, pas mal de hippies/babas cools parlant espagnol (je pense à des chiliens ou des argentins, vu leur ressemblance avec les européens) et d'autres touristes plus "conventionnels".
Cusco being very close to Macchu Picchu is an inevitable destination for tourists from all over the world, with all the aspects which could be involved ! There are a lot of backpapers probably crossing South America and for who Cusco is a point on their route, there are also many hippies speaking spanish (I think they are chilean or argentinian because they look like europeans) and a bench of casual tourists.

Qorikancha, vu de la Avenida del Sol
Le vent m'a ensuite amené vers la Avenida del Sol, sûrement l'avenue principale de Cusco, que je descends tranquillement. Je me rends compte qu'elle n'a finalement pas tellement d’intérêt, juste des banques, des magasins d'opérateurs mobile et internet, des hôtels, etc...
Ah si, il y a quand même quelque chose ! Qorikancha, que je me décide à visiter le lendemain !
Then, the wind brought me towards la Avenida del Sol, probably the main street of Cusco, and I went down it pretty quietly. I realized that it doesn't have so much interest, there are just banks, cellphone and internet stores, hotels, etc... Oh yes, there is somthing interesting ! Qorikancha, which I decided to visit the day after !

Un escalope milanaise, en fait !
Et bien sûr, un arrêt pour faire le plein avec une bonne milaneza de pollo !
And of course, just a stop to refill with a good milaneza de pollo !