Le voilà enfin, cet article sur le mode de vie péruvien ! QUOI ?! Vous voulez savoir ce que j'ai fait la semaine dernière ?! Bon OK... mais je vais faire vite (genre !) !
Here it is finally, this article about the peruvian way of life ! WHAT ?! You want to know what I did last week ?! OK then... but I'll be quick (you bet !) !
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| Revolución, une variété de pomme de terre |
En gros, là c'est la phase de préparation intensive pour démarrer la première phase du stage : la cartographie des assolements sur le bassin versant ! Évidemment, ici c'est un peu autre chose que notre mais (flemme de chercher le tréma sur mon qwerty, help please) - blé - colza - orge national. La journée du jeudi a donc été un crapahutage en règle dans les montagnes de Chinchero accompagné d'une autre étudiante faisant sa thèse au CBC, pour s'arrêter à chaque nouvelle culture pour que je puisse me les rentrer dans le crâne !
I'm now in the intensive preparation phase to start the first step of my training : map making of crops in the catchment basin ! Obviously, it's not like the french corn - wheat - canola - barley agricultural system down here. Therefore, my thursday consisted in a big hiking in the mountains of Chinchero with another student - doing her thesis at the CBC - and stop everytime we saw a new crop for me to put its name in my skull !
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| Casi, une autre variété |
S'en suit une petite pause le midi ('fin 15h plutôt) chez les parents de cette étudiante pour reprendre des forces et manger notre récolte (pommes de terres, mais et feuilles de colza). Une expérience encore une fois, puisque ces parents habitent une maison en briques de terre séchée, sans électricité (ou juste pour la lumière), avec un élevage de cochons d'Inde au beau milieu de la pièce principale servant de poubelle (restes de nourriture et épluchures, pas sacs plastiques et verre hein !), sol en terre battue, etc... Des gens très chaleureux et accueillants, et qui ont plaisir à faire découvrir les spécialités péruviennes à un gringo comme moi, plutôt rare en campagne il faut le dire.
Then, we've done a little break for lunch (at 3:00 pm actually) at her parents' to rest and eat our harvest (potatoes, corn and canola leaves). This was a good experience, because her parents live in a house made with dried clay bricks, without electricity (or just to light them), with a guinea pigs breed right in the middle of the main room and used as a trash (for food rests and peelings, not for plastic bags and glass !), with clay ground, etc... These people were very welcoming and had a real pleasure making discover peruvian specialities to the gringo I am, pretty rare in the countryside I have to admit.
Le lendemain, une réunion s'est tenue au Comité de gestion du micro bassin versant de Piuray-Ccorimarca, deux communautés du distritos de Chinchero. La problématique y était la suivante : se trouve dans ce village une lagune (petit lac) fournissant 46% de l'eau utilisée par Cuzco, et qui plus est par le centre-ville : hôtels, services touristiques, etc. alors que la moitié du village ne dispose même pas d'un système d'assainissement basique des eaux usées.
La stratégie pour remédier à ça est simple : faire payer à la fois les habitants du village et les usagers cuzquéniens pour récolter des fonds permettant de réaliser les travaux.
The following day, a meeting took place at the management Committee of the Piuray-Ccorimarca micro-catchment basin, two communities of the distritos of Chinchero. The problematic was the following : in this village there is a little lake supplying 46% of the water used by Cuzco, and specifically downtown Cuzco : hotels, touristic services, etc. whereas the half of the village doesn't even have a basic cleaning up system for dirty waters.
The strategy to remedy that is simple : making pay the village population and the cuzquenian users to collect funds which will allow to make the earthworks.
Comment ? Par une participation d'une sole/mois/personne habitant le village, et une mini-taxe par m3 pour les cuzquéniens, de l'ordre de moins de 0,5% du prix.

Pourquoi les cuzquéniens paieraient-ils ? Premièrement parce que si l'agence de l'eau péruvienne autorise la parution d'un décret, ils y seront contraints, et deuxièmement parce que la mise en place de systèmes d'assainissement permettra aux eaux de la lagune d'être de meilleure qualité sanitaire, paramètre indispensable pour le développement du tourisme à Cuzco.
A noter à cette réunion l'absence des représentants de la communauté de Piuray, territoire sur lequel se trouve l'immense majorité de la lagune. L'entreprise de distribution d'eau donnerait à la communauté beaucoup d'argent pour utiliser l'eau...
How ? By a contribution of 1 sole/month/inhabitant of the village, and a little tax for cuzquenians, not much than 0,5% of the initial price. Why would cuzquenians pay ? First, because if the peruvian water agency allows the publication of a decree, they will be forced to, and secondly because the installation of the cleaning up system will restore the water quality, essential for the development of tourism in Cuzco.
Let's just say that at this meeting, there weren't any representative of the community of Piuray, territory where there is the extreme majority of the lake. The water company would give to the community a lot of money to use their water...
Autre événement, ce mardi a eu lieu un atelier de formation des maires et dirigeants des communes du bassin versant, atelier pour lequel nous avons distribué des documents pendant une semaine avec Juan Victor. Il visait à montrer aux participants l'importance d'une bonne gestion de l'eau - indispensable au développement économique de la région - et du travail effectué et qu'il reste à faire pour mener à terme le projet "Agua y Territorio". Un peu rageant pour les ingénieurs du CBC qui ont organisé tout ça de constater que seulement 5 des 8 distritos étaient représentés, dont un seul maire... Et que la réunion devait commencer à 9h30, mais ne débuta qu'à 10h30... La ponctualité n'est pas le fort des péruviens, et ça énerve parfois, surtout quand c'est une étape clé du projet.
La raison de ce désintérêt ? Apparemment, les maires s'intéressent plus à des projets, disons, "bétonnés" : routes, constructions d'écoles, etc. L'action serait plus visible par l'électorat et ce type de projet draine beaucoup plus d'argent que ceux liés à l'eau, donc plus propices pour se servir au passage...
Another event, this tuesday took place a training session for distritos mayors and leaders, session for which we distributed documents for one week with Juan Victor. This session had as goal to show them how water management is important - essential to the economical development of the region - and what work has been done and must still be done to bring the project "Agua y Territorio" to its fruition. A bit infuriating for the engineers who organized all that meeting to notice that only 5 out of the 8 distritos were represented, with only one mayor... Et that the meeting was supposed to begin at 9:30 am, but actually began only at 10:30 am... Ponctuality isn't a peruvian thing, and it can make you be in a hassle sometimes, specially when it's a turnkey step of the project.
Why this lack of interest ? Apparently, mayors have more interests in the kind of construction projects : roads, schools, etc. Their action woulb be more obvious for the voters and construction projects use way more money than the ones related to water, therefore they are better to misappropriate some money...
Venons-en à ce qui fait entièrement parti du mode de vie des péruviens (autre que le poncho, flûte de pan et autres bonnets) : la corruption et le "pendejo".
Lors du trajet de retour vers Cuzco, nous avons eu cette discussion avec un des ingénieurs du CBC. Il est estimé qu'au Pérou, au moins 10% des fonds alloués pour des projets de construction partent dans la poche de corrompus. C'est-à-dire n'importe quel projet, de n'importe quelle taille. Vous vous faites construire votre maison, vous achetez un terrain et devez obtenir un permis de construire ; au moins 10% du prix du terrain s'évapore dans l'administration, probablement au profit du responsable de l'urbanisme. Une rue en terre sur laquelle une route va se construire, 10% dans la proche du maire. Un collège dans un village de campagne, 10% pour le maire et 10% pour le recteur d'académie.
Elle a également lieu a plus petite échelle, pour des petits délits de la route ou pour faire accélérer des démarches administratives, très lentes. Hop, un petit billet de 10 ou 20 soles, et le cas est réglé.
Le "pendejo", c'est le fait de profiter de personnes pour accélérer une carrière, ou alors le fait d'arnaquer. Un exemple qui m'a été donné : en connaissant les bonnes personnes, il est tout à fait possible de devenir prof d'université, sans aucune compétence ! La manière pour y arriver - selon les dires de mon interlocuteur - est de jouer au foot, jouer de la guitare et aimer aller au bar, la meilleure façon pour se faire un réseau au Pérou ! Et arrivé à 45-50 ans, un ami prof à l'université te propose un joli poste de prof d'économie, sans que tu n'aies aucune qualification et ta seule aide étant un livre d'éco que tous les étudiants auront, donc si tu te plantes, c'est pas tellement grave, ils n'auront qu'à le lire et à se démerder.
Un autre exemple de "pendejo" : une péruvienne qui m'a gentiment demandé de payer 50 soles un repas qui en coûtait...3 ! LA BLAGUE ! Bon, vu qu'elle a vite compris que je me rendais compte qu'elle se foutait de ma gueule, et elle m'a sorti le vrai prix toute penaude...
Le "pendejo" et la corruption sont partout, tellement qu'il n'est pas dangereux d'y avoir recours. Tout le monde le sait, tout le monde le pratique, il y a très peu de sanctions et il n'est pas normal de refuser de filer un petit billet à un policier pour éviter de se faire enlever sa voiture. Mais il y a de l'espoir ! Apparemment, les nouvelles générations sont de plus en plus hermétiques à ce genre de pratique, et il y aurait de quoi être optimiste pour les décennies à venir.
Bien heureusement, il n'y a pas beaucoup de violences liées à ces pratiques. Mais imaginez tout ce qui pourrait être fait avec ces 10%... Au final, l'individu croit en profiter parce que de temps en temps ça peut arrondir les fins de mois (bon, et parfois plus que ça) mais la société péruvienne dans son ensemble y perd considérablement.
Et pour conclure plus joyeusement, un petit point sur les visites du blog ! Dont voici le top 10 :
Merci aux compatriotes all around the world de me suivre ! Bon pour le Pérou, chiffre erroné vous vous en doutez, ce sont juste mes propres connexions !
Mais par contre, qui sont les allemands ?! (Belchibre t'y es pas encore pourtant !)
Qui est ce(s) russe(s) ?! Et qui est ce(tte) polynésien(ne) ?!
Gracias los amigos !
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Vous êtes triple cool ! AHAHAHAH.... Awesome !
"Psssssst Pontoise, viens ici !"